Ce jeudi 21 juin, jour de la Fête de la musique, se tenait également la seconde édition du DevFest Lille.
Au programme : conférences, codelabs puis échanges autour du Web, du Mobile, du Cloud et également des technologies Google.
Par ailleurs, l’événement a également permis de découvrir plusieurs retours d’expérience d’acteurs locaux.
Merci à Sébastien pour son compte-rendu de cette journée.
Dans un premier temps, il s’agissait d’un talk sur l’importance de l’ergonomie et d’une bonne User eXperience dans les programmes.
Avec des exemples dans les jeux vidéo, pour commencer la journée sans trop forcer.
Un programme informatique, aussi bien fait soit-il, n’est rien s’il n’est pas compréhensible ou si son utilisation est rebutante pour l’utilisateur.
10h ESM : EcmaScript Modules in browser and NodeJS. It’s about time !
Tout d’abord, cette conférence a permis de clarifier les différents systèmes de modules. Les modules ont été abordés côté serveur avec NodeJS. Ils ont également été présentés dans le navigateur. Toutefois, des solutions de secours existent encore pour les rares navigateurs qui ne les prennent pas en charge. Ensuite
Tout d’abord, nous avons eu droit à une introduction aux réseaux de neurones, sans entrer dans les détails mathématiques.
Bien entendu, nous n’avons fait que survoler ce trop vaste sujet, toutefois on a appris comment faire sans bibliothèque (TensorFlow, par exemple).
Ainsi plusieurs notions ont été démystifiées, si bien que cela a permis de mieux comprendre les bases pour ne pas faire n’importe quoi quand on ajoute ensuite une bibliothèque spécialisée, par exemple.
Ici, comme pour le machine learning, on a recodé les briques principales des frameworks JavaScript à la mode. Cependant, l’objectif n’était pas de se passer d’Angular, React ou VueJS. Au contraire, cette approche visait à mieux comprendre leur fonctionnement interne.. Ces frameworks gèrent de nombreux cas complexes et sont fortement optimisés. Le but était plutôt de comprendre leur fonctionnement en redéveloppant leurs briques de base. Cela permet également de constater que les concepts fondamentaux restent relativement simples.
Au final, nous en ressortons grandi, sachant mieux maîtriser les outils puissants qu’on a à notre disposition aujourd’hui tout en connaissant leurs limites, quand et où les utiliser ou ne pas les utiliser. Ensuite :
Désormais, on connait tous les gains de vitesses apportés par l’HTTP2.
Concrètement, cette présentation montrait sa mise en œuvre dans Tomcat, NodeJS et Apache.
Ensuite nous avons étudié la différence entre http-1.1, h2 (HTTP2 avec HTTPS), h2c (HTTP2 sans HTTPS), les subtilités en fonction de ce que supportent les clients et serveurs (fallbacks en http1, ou erreur en fonction des combinaisons).
S’il n’y a qu’une chose à retenir, c’est que le push HTTP/2 demande une vraie réflexion en amont. En effet, il est possible d’envoyer des ressources déjà présentes dans le cache du navigateur. Dans ce cas, les performances peuvent même se dégrader au lieu de s’améliorer.
15h Modern API Authentication 101
Par la suite, cette conférence a présenté différentes façons de sécuriser une application.
Progressivement, le speaker a ajouté une couche de sécurité après l’autre :
* API Tokens (facile à mettre en place, mais pour un système centralisé)
* OAuth 2 (protocol standard de délégation d’authentification)
* OAuth 2 + JWS (validation distribuée, stateless) Puis :
Ça, c’était plus pour le fun : une autre conférence ne m’intéressant pas, et une autre qui m’était déjà familière.
Pour changer de registre, le speaker a montré avec humour…, comment les pauvres font pour brancher une smart-ampoule chinoise à leurs Google Home, pour seulement quelques euros. Comparés aux centaines d’euros que les riches mettent pour acheter des Philips Hue.
Cette conférence gardait ce même thème décalé pour décortiquer comment ces smart-things fonctionnent et comment on peut les faire dialoguer très simplement grâce aux puissants outils fournis par Android Things.
Nous avons commandé une prise, envoyé des commandes en infrarouge à une lampe 3D, ou en bluetooth à d’autres objets…
Bref, c’était complet, et les makers dans l’âme en ont pris plein les yeux.
17h Data Stream avec Apache Beam / Cloud Dataflow
Cette conférence expliquait comment unifier le traitement des batchs et des flux de données en temps réel.
Cette conférence expliquait comment unifier le traitement des batchs et des flux de données en temps réel. Plus précisément, elle montrait comment agréger les données à la manière de MapReduce. De plus, elle détaillait les mécanismes permettant de gérer les données arrivant en retard.
On se rend compte que derrière un concept apparemment tout simple (un flux de données continu à traiter), se cache un grand nombre de problématiques qu’il faut pouvoir gérer correctement (abandonner des données traitées trop en retard, ou fournir des résultats spéculatifs avant d’avoir toutes les informations pour avoir les données définitives, etc.). Et enfin :
Enfin, la keynote de clôture a permis de terminer la journée sur une note légère, car ce “talk” était basé sur le principe “Speechless” à la mode actuellement du côté de la Silicon Valley.
Trois speakers de la journée se sont vu assigner des présentations farfelues, au hasard, par le public. Ils ont dû les présenter avec des diapositives encore moins sérieuses et inconnues de l’orateur au moment où il les présente !
Nous avons ainsi découvert pourquoi la Fiat Multipla a été un échec commercial. Pourquoi Internet Explorer a été abandonné, et le récit d’un père emmenant ses enfants voir la Reine des Neiges, diagrammes à l’appui
En complément, des codelabs étaient également proposés afin d’ apprendre et de s’entraîner via des sessions de deux heures directement sur une nouvelle technologie.
Enfin, pour aller plus loin : ? les vidéos des conférences sont déjà disponibles, vous pouvez y accéder en cliquant sur les titres des talks ci-dessus.
Belle journée où on apprend, on pratique et on partage de supers moments !







